1968 en héritage : Représentation et Réception dans le monde contemporain

Catégorie :Appels à communication

Date :du vendredi, 04 mai 2018 à 09:00 au vendredi, 04 mai 2018 à 18:00

Date limite : lundi, 26 mars 2018

Lieu :Paris (France)

Lien : http://rhc.hypotheses.org/

Contact : rjchc.paris3..a..gmail.com

Source: Marloes Beers (m.c.beers..a..uu.nl)

Résumé :

La cinquième journée d'études du Réseau de jeunes chercheur.e.s en histoire culturelle de l’Université de Sorbonne Nouvelle-Paris 3 s’inscrit dans la continuité des réflexions soulevées tout au long du séminaire Histoire culturelle : circulation, réception, médiation initié par Svetla moussakova à l’École doctorale d’Études Anglophones, Germanophones et Européennes (EDEAGE - ED 514) et l’unité de recherche Intégration et Coopération dans l’Espace Européen (ICEE). Pour cette cinquième journée d’études, nous souhaitons réfléchir sur l’apport de l’année 1968 et, plus généralement, des bouleversements sociaux des années 1960 dans l’héritage culturel mondial et son rôle dans l’histoire jusqu’à nos jours.

Détails :

Les années 1960 sont des années de révoltes, de contestations de l’ordre existant. Cette décennie a forgé une génération et a transformé notre monde.
Les mouvements sociaux qui ont eu lieu durant ces années sont innombrables et omniprésents. Éclatés partout dans le monde, séparés les uns des autres mais pourtant connectés, ces mouvements ont touché toutes les sphères de la société : sociale, politique, technologique, économique et culturelle…
Si les années 1960 sont des années révolutionnaires, l’année 1968 en est l’épicentre. Les étudiants – porteurs des mouvements sociaux à Tokyo, à Rome, aux États-Unis, au Mexique, en Pologne et en France – se sont mobilisés contre le capitalisme, le consumérisme, l’impérialisme américain et, plus immédiatement, en faveur des Droits et des Libertés fondamentales, en particulier de l’égalité des genres et de la libéralisation des mœurs.
En France, notamment à Paris et à Nanterre, les étudiants ont organisé les blocages des universités contre les autorités. Une étincelle a enflammé par la suite les usines et les fabriques, et bientôt une grève générale
sans précédent s’est déclenchée dans toute la France. Parfois qualifiés de “révolution manquée”, car sans tentative de putsch ou de guerre civile, ces événements ont pourtant mené aux changements profonds de la société, de la politique, par la dissolution de l'Assemblée nationale française, et des mœurs, certains qualifiant l'individualisme post 68 de post-moderne.
Nous proposons de réfléchir sur les phénomènes de transferts, de perceptions et d’héritages de l’année 1968 dans le monde, par une approche intégrée, globale et comparative, au sein de l’espace européen compris dans la mondialisation.
Quel est l’impact de 1968 dans la culture, dans la vie sociale et dans le domaine de la recherche ? Existet-il une tendance mondiale ou européenne ? Peut-on identifier des tendances à caractère transnational ? Quel est l’impact de 1968 dans les arts et sa perception culturelle contemporaine ? Comment la muséographie traite le visuel des événements et l'image qui en reste plusieurs décennies après ? Comment le cinéma, la littérature et la musique témoignent ou racontent ces années ? Existe-il une représentation
universelle de ces mouvements ? Quelle est leur évolution ? Peut-on dégager des courants ou des tendances ?
Comment comprendre le mouvement social français de 1968 face aux mouvements mondiaux ? Existe-t il un mouvement européen ou mondial intégré et coordonné ? Existe-t-il un socle culturel et idéologique commun ? Quels étaient leurs liens et agents de connexion ? Quel est l’écho et les représentations des années 1960 dans les mouvements sociaux contemporains :
Occupy Wall Streat, les grèves des étudiants de l’an 2000 (2006, 2008), Nuit Debout, Mouvement des Indignés...

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MODALITÉS DE SOUMISSION

Les propositions en français ou en anglais comporteront un résumé de 200 signes espaces compris, ainsi
qu’une bibliographie et une brève notice biographique. Elles doivent être envoyées avant le 26 mars 2018
à rjchc.paris3@gmail.com

Le 2 avril, le comité d’organisation vous fera savoir si votre proposition a été retenue.
Le résumé fera l'objet d'une publication sur notre carnet de recherche http://rhc.hypotheses.org/.

Nous privilégierons la diversité disciplinaire, la cohérence d’ensemble de la journée et l’originalité des
propositions et des matériaux mobilisés.

LIEU DE LA RENCONTRE

La journée aura lieu à l’Institut du Monde Anglophone,
5 rue de l'École de médecine, 75006 Paris
Salle de Conseil

COMITÉ D’ORGANISATION

Barbara Julieta BELLINI, Doctorante en Histoire Culturelle
Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3 – ED 514 - ICEE
Mirena BERGANZA, Doctorante en Histoire Culturelle
Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3 – ED 514 - ICEE
Ksenia SMOLOVIC, Doctorante en Histoire Contemporaine
Université Panthéon-Sorbonne – Paris 1 – ED 09 – SIRICE
Mathilde ROUXEL, Doctorante en Études Théâtrales
Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3 – ED 267
Clara ZGOLA, Chercheuse associée, doctorante en Études Culturelles/Arts et Langages
CNRS-EHESS/UV – CCFEF – ICP – CRAL
Alexandre NAVARRO, Doctorant en Histoire Contemporaine
Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3 – ED 514 – ICEE
Elena TISLENKO, Doctorante en Histoire Culturelle
Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3 – ED 514 - ICEE

Pour en savoir plus :

http://rhc.hypotheses.org/